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Vendredi 03 Septembre
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   Jeff Mills

   USA | Electro






   Jeff Mills (né en 1963) est un des pionniers de la musique techno de Detroit (avec Carl Craig, Kevin Saunderson, Juan Atkins et Derrick May).

Parcours artistique
De Jeff Mills, on a coutume de dire, dans les divers articles qui lui sont consacrés, qu'on « ne le présente plus ». On le connaît en effet comme une des superstars planétaires de la techno, un héros assidu des méga-raves et un as du mix à trois platines. Sans oublier qu'il est aussi l'auteur de maxis dévastateurs, de « Sonic Destroyer » à « The Bells » en passant par l'héroïque série des « Purpose Maker ». Pourtant, le personnage est plus complexe qu'il n'y paraît et incarne déjà, avec quelques longueurs d'avance sur ses confrères DJ, une ambition artistique qui va bien au-delà de la simple musique techno

Techno Story
Mais que l'on ne s'y trompe pas. Mills fait bien partie de la glorieuse histoire de l'électronique. Né le 18 Juin 1963 à Detroit (capitale historique de la techno actuelle), il est issu de la même génération que ses illustres pionniers (Juan Atkins est né en 62, Derrick May en 63 et Kevin Saunderson en 64). Sa carrière est tout aussi précoce que la leur, puisqu'il connaît une première notoriété dans sa ville natale, en animant son propre DJ show sur les stations de radios locales WDRQ et WJLB. À raison de six émissions par semaine, le tout jeune Jeff (il a alors moins de vingt ans) est si habile aux platines qu'il est rapidement surnommé, « The Wizard » (le sorcier). Mais ce n'est qu'en 1988 qu'il se lance dans la production, aux côtés de Tony Srock, avec qui il forme Final Cut, duo d'abord orienté house mais qui évolue rapidement vers une musique plus industrielle. C'est à ce moment que Mills rencontre Mike Banks, autre forte tête de la scène musicale de Detroit. Il quitte alors Final Cut et fonde avec lui dès 1990, Underground Resistance, le plus mythique des collectifs technos. En 92, Mills, plus individualiste et surtout plus préoccupé par une recherche esthétique que le très politisé Banks, préfère quitter Detroit pour New York, fonder son label Axis et collaborer régulièrement avec les allemands de Tresor. C'est ainsi qu'il démarre sa rapide conquête de la planète globale et techno, grâce à une musique puissante et racée, et une technique de mix aussi rapide qu'ingénieuse. À l'image des Laurent Garnier, Carl Cox, Mills fait alors les beaux jours des clubs et des raves qui, au cours des années 90, incarnent la tornade techno qui déferle sur l'ensemble du monde occidental.

Au-delà du beat
Si, depuis lors, Jeff Mills n'a jamais cessé de produire des maxis minimalistes, obsédants et percutants destinés au dancefloor, sa musique est plus variée qu'il n'y paraît. Lors de certaines soirées spéciales, ses mixes mêlant house, funk et soul, font des merveilles sur tous ceux qui se montraient alors rétifs à sa techno survitaminée. Sur format CD, ou sur certains maxis à édition limitée, sa musique se fait aussi plus atmosphérique et mélodieuse. Rythmiques en retrait, basses swing, sonorités liquides, synthés amples et claviers rêveurs dévoilent une autre facette du personnage, qui puise son inspiration bien au-delà des clubs. Sa musique s'évade en effet souvent du côté d'un jazz étrange et un rien cosmique, quand elle ne se pare pas des attributs volontiers symphoniques et mystérieux de la musique de film.

 




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